Ah le vélo… j’adore ! Mon kiffe a été pendant un moment, enfin les dimanches, de retrousser les manches de mon pantalon, prendre mon chapeau et mon vélo pour me balader.  Un petit sifflement bien ringard genre « la gadoue la gadoue » ou « pirouette cacahuète », sont les deux derniers titres de ma playlist. Mais je roule tellement vite que personne n’a le temps de savoir ce que je siffle ah ah


Mon vélo m'a servi de chauffeur en soirée, il y a quelques années on a roulé des mécaniques ensemble. Pourtant mes amis, rigolaient de mon sex appeal avec mon gilet jaune et les chaussettes dans les baskets. Aujourd’hui je le prends pour aller au boulot, je peux vous dire que j’ai envie de demander une prime pour cela. Une prime de risque! J’ai le sentiment de faire un métier à risque en rentrant tous les soirs. Le vélo en ville aujourd’hui c’est bien plus risquer que de sauter en parachute à la campagne. D’autant que l’autre fois j’ai failli tomber 2 fois, à 10 minutes d’intervalle. Tu dois surement penser que c’est lors d’une figure artistique et non! En plein centre ville, la deuxième fois je suis tombé nez à nez sur un piéton sur le trottoir, pas vraiment en face. Mon vélo s’est carrément déssoudé ! non mais sérieux ca existe ca ?! J’ai faire une dizaine de minutes à pied avec mon vélo à coté passant la grande place où il y a tout le monde le soir. Je me disais que les gens devaient dire : « mais pourquoi elle marche à coté ? oh la honte, elle a déraillée et ne sais pas comment faire pour remettre la chaine ».  Et moi je n’avais qu’une envie, répondre ca : « tiens ! Je te le donne! Fais un tour ! ». Non je vous rassure, je m’en foutais. J’ai cherché tout le trajet comment cela était possible. Et à l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai toujours pas trouvé.
Etant donné que je l’avais payé 20 euros et utilisé moins de 20 jours. _hum hum, je ne vois que la piste d’un complot. On a essayé de me tuer avec. Oui, enfin, il me reste quelques vies encore à jouer en vélo. La dernière fois que j'ai perdu une demi vie, c’était il y a 3 ans, j’ai chuté devant une file de voitures. L’objectif étant pourtant simple, prendre un trottoir. Je suis donc arrivée en sens inverse de la file de voitures qui attendait au rouge. Je suis arrivée et ma roue a glissé sur le trottoir. Mes mains sont arrivées sur le grillage, pas vraiment en face. Je peux vous dire que j’ai fais genre « il ne c’est rien passé, vous n'avez rien vu », et hop! Repartie les joues aussi rouges que le feu.  J’ai eu un peu  près le même truc avec une mobylette quand j’étais au lycée. Pour faire ma maline, je demande à une amie de me la prêter pour rentrer chez moi. Je roule avec à 30, j’ai l’impression d’être dans une course de « need for speed version 2 roues» et tenterais presque une position aérodynamique. Enfin, je suis à fond, sauf qu’au virage devant un collège j’appuie sur le frein sans décélérer. (bah ! je ne savais pas !)donc je fonce sur le trottoir, pas vraiment en face devant des élèves. Première de la Classe.
La seule fois où j’ai eu la classe, c’était à un retour de soirée arrosée sur Aix en Provence. Je fais ma Warrior en disant que je peux rentrer seule à pied et, sur la route je trouve un vélib. Je suis en jupette et descend le boulevard sans pédaler. Cela m’a bien fait rire, surtout en passant devant une boite près de l’autoroute.
Tout cà pour dire que je peux enfin, m’acheter le vélo tant désiré : un fixie! j’ai toutes les excuses. Enfin, je retiens surtout que j’ai qu’un local commun avec des voisins qui chient dans l’escalier, prennent les boites aux lettres comme des poubelles, casse la porte d’entrée, gueulent dans les couloirs et balcons jusqu’à 8h donc, j’attendrais un peu pour ce vélo. Bizarrement, je n’ai pas confiance.

Et puis, je ne sais pas si ce vélo 1ere classe va à une fille classe gueule. (Je ne suis pas forcément si forte en chute).

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